TÊTU: Les célébrités françaises s’engagent aux côtés des gays tchétchènes

24.05.2017

#StopLGBTpersecution fleurit sur les réseaux sociaux

Un kit média, un auto-portrait, et c’est tout un symbole qu’on draine avec soi… L’Anti-Discrimination Center (ADC) Memorial, le Center for Civil Liberties et la Fédération internationale des droits de l’homme ont lancé le 17 mai 2017, Journée mondiale de lutte contre les LGBTphobies, une campagne de dénonciation des persécutions en Tchétchénie mais aussi dans le Donbass, zone à cheval sur les régions ukrainiennes du Luhansk et du Donetsk, où les homosexuels sont également victimes d’une homophobie dévorante. À la manière de #BringBackOurGirls, et des autres mouvements humanistes qui ont fleuri ces dernières années, les trois ONG ont misé sur la viralité et l’instantanéité des réseaux, mais aussi l’aura des célébrités.

Le comédien ouvertement bisexuel Lambert Wilson, l’humoriste Micheal Youn, le chanteur Christophe Willem et le mannequin Estelle Lefébure ont déjà offert leur visage à la campagne aux côtés de la chanteuse et actrice Jane Birkin, de l’écrivain Jonathan Littell (lauréat Goncourt 2006), du réalisateur russe Vladimir Mirzoev et de son compatriote, le poète Lev Rubinstein. Plusieurs eurodéputés, à l’instar des vice-présidentes du Parlement européen Sylvie Guillaume et Ulrike Lunacek, de Pier-Antonio Panzeri (président du sous-comité des droits de l’Homme), d’Ian Duncan (vice-président de l’intergroupe sur les droits LGBTI), et d’Heidi Hautala (vice-présidente du groupe politique des Verts/Alliance libre européenne), et d’autres internautes ont également répondu à l’appel.

« Nous étions très émus de recevoir le soutien de Lana Estemirova, fille de la défenseur des droits humains tchétchène Natalia Estemirova, assassinée en 2009 en Tchétchénie, tout un symbole », nous confie Coline Maestracci, l’une des activistes d’ADC Memorial à l’origine de l’action.

« L’objectif est d’apporter un soutien moral aux victimes en leur montrant que la société civile se mobilise et tente de briser l’isolement dans lequel ils sont. Il s’agit aussi de ne pas relâcher la mobilisation et de faire en sorte que ces persécutions ne retombent pas dans les oubliettes aussitôt l’effet d’annonce passé. C’est enfin mettre en lumière des régions où l’homophobie est très présente mais qui sont pourtant mal connues ou méconnues. »

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